Déménagement(s)
J'aime déménager. J'ai pratiqué dix fois en 12 ans et j'aime toujours autant ça. A chaque fois j'ai l'impression de me débarrasser des haillons de mon ancienne vie pour revêtir une belle robe neuve. C'est aussi l'occasion de trier les choses du passé, de n'en garder que l'essentiel pour mettre le reste au rebus ... ou dans la grange de mes parents. C'est l'heure du bilan, on se pose sur les cartons et on regarde l'appartement, et on pense à tout ce qu'on y a réalisé, vécu, à ceux qu'on y a aimés...
... Et on repart vers l'inconnu, la tête pleine de souvenirs et le coeur léger...
En ce moment je déménage doublement puisque je quitte mon appartement de Talence pour la coloc, et qu'à La Roque, mes parents quittent notre appartement dans lequel j'ai vécu 25 ans pour passer leur retraite à Lacamp. Jusqu'ici je crois que je n'avais pas véritablement réalisé que dorénavant, "ma" chambre ne serait plus ma chambre avec ses poutres et ses couleurs flashy, que je n'entendrais plus l'escalier craquer de cette façon si familière, que La Roque ne serait plus tout à fait chez moi.
Ce soir j'ai commencé mon déménagement de mon studio de Talence, j'ai rangé mes vêtements, vidé la salle de bain, l'armoire et la grande étagère. Je me suis attardée sur les livres, quelques photos, un dessin de Marine... La fin d'une courte époque très heureuse devenue âpre à la fin, qui me laissera une impression douce amère et le souvenir inoubliable d'une ballade dans la vallée de Mandailles.
Et puis le souvenir de ma maison de La Roque m'est revenu, et j'ai pris de plein fouet ce que je ne voulais pas voir ces derniers temps. Dans un mois, ma maison sera vide et je lui dirai au revoir, et je ferai le deuil de mon enfance. J'ai déjà trié mes cahiers d'écolière, mes vieux livres, j'ai gardé quelques lettres d'amis d'enfance et mes livres de musique. Je n'ai presque rien gardé.
Cette époque doit être charnière ou je ne m'y connais pas, je vis mon trentenaire, ma fin de thèse et mon départ de ma maison en même temps.
Juste avant de repartir vers l'inconnu, la tête pleine de souvenirs et le coeur léger...
... Et on repart vers l'inconnu, la tête pleine de souvenirs et le coeur léger...
En ce moment je déménage doublement puisque je quitte mon appartement de Talence pour la coloc, et qu'à La Roque, mes parents quittent notre appartement dans lequel j'ai vécu 25 ans pour passer leur retraite à Lacamp. Jusqu'ici je crois que je n'avais pas véritablement réalisé que dorénavant, "ma" chambre ne serait plus ma chambre avec ses poutres et ses couleurs flashy, que je n'entendrais plus l'escalier craquer de cette façon si familière, que La Roque ne serait plus tout à fait chez moi.
Ce soir j'ai commencé mon déménagement de mon studio de Talence, j'ai rangé mes vêtements, vidé la salle de bain, l'armoire et la grande étagère. Je me suis attardée sur les livres, quelques photos, un dessin de Marine... La fin d'une courte époque très heureuse devenue âpre à la fin, qui me laissera une impression douce amère et le souvenir inoubliable d'une ballade dans la vallée de Mandailles.
Et puis le souvenir de ma maison de La Roque m'est revenu, et j'ai pris de plein fouet ce que je ne voulais pas voir ces derniers temps. Dans un mois, ma maison sera vide et je lui dirai au revoir, et je ferai le deuil de mon enfance. J'ai déjà trié mes cahiers d'écolière, mes vieux livres, j'ai gardé quelques lettres d'amis d'enfance et mes livres de musique. Je n'ai presque rien gardé.
Cette époque doit être charnière ou je ne m'y connais pas, je vis mon trentenaire, ma fin de thèse et mon départ de ma maison en même temps.
Juste avant de repartir vers l'inconnu, la tête pleine de souvenirs et le coeur léger...
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